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Les dernières étapes du cursus ingénieur CNAM

Rédigé par -Fred- 6 commentaires

Je n'ai jamais été aussi proche de la fin de mes études au CNAM, sous entendu, l'issue est de moins en moins abstraite et je commence à réussir me projeter jusqu'au bout. Avec toutes les UE de concepteur en architectures informatiques (RNCP 2 ; Bac+4) en poche, j'ai pu faire me demande de diplôme. Il est d'autant plus important que dans mon centre régional, ils exigeaient la validation des UE correspondantes pour être autorisé à passer l'entretien d'admission à l'EICNAM. Cet entretien arrive maintenant bien plus tôt dans le cursus mais je suis resté sur l'ancien parcours du diplôme d'ingénieur.

Pour ceux que ça intéresse, il faut savoir que le dossier de présentation de l'expérience est regardé assez attentivement et qu'il ne faut donc pas le négliger. Ça demande même une bonne préparation et donc un temps non négligeable. D'un point de vu plus pratique, il faut aussi savoir que la forme et le fond doivent respecter une ensemble de contraintes (présentée dans un guide qu'a pu me fournir mon centre régional).

Le probatoire, ENG221

A présent, j'attaque la dernière ligne droite et ce n'est pas, loin de là, une balade de santé. Il ne reste que ENG221 entre moi et le mémoire. Cette UE est annoncée comme assez intense, particulièrement sur une courte période vers la fin, lorsque l'on doit rentrer dans un sujet technique pour en faire ressortir ce qu'il y a à en savoir. Cela se termine par une présentation orale, sorte de répétition à la soutenance du mémoire. Le probatoire (ancien nom de cette UE) doit donc nous préparer au mémoire.

J'ai rencontré plusieurs ingénieurs CNAM dans ma carrière et ils sont nombreux à m'avoir parlé de ce fameux probatoire. Je bloque un semestre uniquement pour cette UE, ne sachant pas trop ce qui va s'y passer même si à priori ça se déroulera bien.

Le mémoire

À côté de ça, je commence très sérieusement à penser à mon futur mémoire. Cette UE là n'en est vraiment pas une comme les autres. C'est l'un des messages principaux donné durant l'entretien d'admission à l'EICNAM. Contrairement aux autres UE, il faut prévoir plusieurs choses à l'avance.

Déjà, il faut en parler, c'est super important. Si j'ai bien un conseil à donner, c'est de parler de son projet d'études assez tôt et pas uniquement au dernier moment. Lorsqu'on a la tête dans le guidon et qu'on avale les UE, on ne se rend pas compte que personne autour de soit, notamment au niveau professionnel, n'est conscient de ce que l'on vit. Mes collègues par exemple me voient travailler tous les jours sur ma pause de midi depuis quelques années à présent et certains découvrent encore ce que je fais lorsque je leur en parle. Il faut donc en parler et ne pas hésiter, y compris lorsque l'occasion se présente auprès d'autres services de son organisation. Il ne faut pas non plus croire que parce qu'on en a parlé à une personne d'un service ou d'un bureau, tout le monde sera rapidement au courant. Savoir qu'untel suit telle ou telle formation n'est pas en soit une information qui va circuler très vite. Quand on en parle, une fois passées les réactions typiques (t'es courageux ; je ne pourrais plus le faire ; ça doit être dur ; ...), ça peut ouvrir à des pistes de réflexions intéressantes. Des idées peuvent naître en échangeant avec ses collègues et des informations inattendues peuvent être données. J'ai par exemple comme ça pu être mis en relation avec un autre auditeur CNAM dans ma structure. Il suivait quasiment le même cursus que moi.

Il faut par ailleurs commencer assez vite à trouver des pistes de sujets pour un mémoire, à la fois réalisable mais ambitieux, tout en étant intéressant. Ça reste le point essentiel dans tout ça. Il faut aussi avoir en tête que le mémoire représente un travail conséquent, dans un contexte professionnel et à un niveau ingénieur. Une fois réalisé, il doit pouvoir faire office de "carte de visite", montrant à la fois notre savoir faire et l'un de nos centres d'intérêt professionnel (il n'est pas pertinent de prendre un sujet "par défaut" qui nous intéresse moins). En avoir parlé à plein de monde aide à identifier des thématiques potentielles. Certains sujets qui semblent super sur le papier ne présente pas tant d'intérêt que ça et sont forcement à écarter. Choisir un sujet, implique aussi d'avoir un tuteur dans l'entreprise. Ce tuteur doit à priori être lui même ingénieur. Cela peut aussi orienter dans le choix du sujet. Clairement, il faut que chacun y trouve son compte à la fin, tant l'entreprise que le futur ingénieur. Le mémoire a ceci de particulier, comparativement à toutes les autres UE, qu'il s'agit d'une réalisation pratique réelle et non d'un simple exercice sans conséquences sur le réel. Ce qui en sort sera utilisé en situation professionnelle et ça, c'est une super motivation !

Dernier point important, un mémoire ça se finance ! À la différence des autres EU, il est plus difficile de le faire de manière individuelle (sachant qu'il est quasiment impossible de le réaliser hors du cadre professionnel). Il faut donc aborder aussi cette question auprès de son employeur. Il faut bien avoir en tête qu'un accord de principe concernant l'intérêt pour l'employeur de nous voir faire un mémoire ne l'engage à rien ni ne présage de la réalisation effective du mémoire dans son entreprise. Il est dommage d'avoir un accord de principe sans le financement qui va avec. Il faut donc prendre les devants et se rapprocher des services RH/formation (ou l'équivalent) afin d'amorcer assez tôt cette partie. Pour donner un ordre d'idée, pour un mémoire pouvant débuter en septembre 2019, j'ai sollicité mon employeur en octobre 2018 (je travaille dans une grosse structure de plus de 1000 salariés avec un service RH et plusieurs personnes ne s'occupant que de formation dans ce service ; c'est probablement moins lourd dans une plus petite structure, quoi que...).

Conclusion

Il est trop tôt pour conclure mais disons que j'en suis là. J'ai retardé la sortie de ce billet car plusieurs étapes sont encore à passer et qu'une partie d'entre elles ne dépendent pas uniquement de moi. Je pense notamment au financement du mémoire et au sujet que j'espère identifier dans ma structure. Cette période d'avant mémoire contient quelques incertitudes. Pour autant, un retour quand on en est là, ce n'est pas inutile...

6 commentaires

#1  - netchaiev a dit :

J'ai passé ce fichu probatoire en 2004. J'avais toutes mes UE en poche et il ne manquait plus que le mémoire pour faire sauter le champagne !
Mon employeur n'a pas voulu que je passe mon mémoire au boulot. Le CNAM m'avait qd même trouvé un stage en remplacement mais à 200km de chez moi. Avec un premier mioche "en cours de production", j'ai préféré abandonné.
15 ans après, chez le même employeur, me voilà de nouveau en route pour le mémoire.Cette fois ci, tout est OK, j'attends l'aval du CNAM pour valider le sujet de mon stage mais cela ne devrait être qu'une formalité. Je dois qd même repasser les UE de communication et le Bulat (dixit l'EICNAM - même avec un 16/20 & un 12/20) .
Je vise donc ce diplôme d'ingé au premier semestre 2020.

Le probatoire a été à la hauteur de sa réputation : un temps limité pour bosser sur un sujet imposé, un oral avec un très méchant [venu de paris (je suis en région)] et 2 gentils en retraits. Tout a été fait pour me déstabiliser mais c'est le jeu ... il faut seulement s'y préparer.

Bon courage donc à toi (et aux autres) . Ne jamais perdre de vue ses objectifs. Dans mon cas, j'avais toujours en arrière pensée ce diplôme d'ingé. Le contexte pro et quelques portes enfoncées "opportunistes" dans les plus hautes sphères de décisions chez mon employeur m'ont permis de défendre mon projet professionnel et de le faire accepter.

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#2  - -Fred- a dit :

Le probatoire commence pour moi. Pour le moment il n'est question que de méthodologie mais ça va monter en puissance lorsque l'on nous donnera les sujets. Merci pour tes encouragements. Nous devrions d'ailleurs, si tout se passe bien, valider le diplôme à peu près au même moment...

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#3  - sylvain94 a dit :

Bonjour,

De mon côté j'ai finalisé mon cursus IRSM en mars dernier après 5 ans de CNAM et cela a été une épreuve particulièrement difficile.

J'ai été très surpris par la manière dont cela s'est passé. On s'inscrit et on doit proposer un projet concret qui ne doit pas être finalisé, j'ai donc tout de suite pensé à toutes ces personnes qui ont tant travaillés jusqu'ici et qui vont se retrouver bloquées ... parce qu'ils ne sont pas ingénieurs au quotidien.

Fort heureusement pour moi, ca n'était pas mon cas mais malgré le fait que je gérais plusieurs projets en parallèle, ca n'est pas si évident d'en avoir un sur lequel on puisse se projeter sur quasiment 1 an car il doit être consistant si on souhaite écrire un mémoire.

2ème difficulté, avoir un maitre de mémoire qui soit disponible. Le mien était un haut responsable de cette institution et je pense qu'il m'a répondu à 2 mails en 1 an. Y a nécessairement des périodes très complexes car on peut se perdre face à l'immensité du projet (plan, choix technologique).

Sans nouvelles de mon maitre de mémoire, j'ai demandé des explications au CNAM qui m'a donné une date un mois après pour mon oral. J'ai donc du finalisé avec un ligne directrice mon mémoire dans des temps records, et préparer la présentation.

A la finale, ils demandent à vérifier quelques points :
- l'autonomie
- que le sujet soit en relation avec les sujets du moment (cloud, big data, virtualisation, etc) ou que l'on puisse expliquer clairement pourquoi on n'est pas allé vers ces solutions.
- être capable d'expliquer ses choix (de techno, calendrier, etc), c'est probablement un des points les plus importants.
- situation actuel, les points a développer.

ps : j'ai tout payé moi même et n'ai jamais impliqué mon entreprise car je souhaitais clairement en sortir en gagnant 2 fois moins qu'un ingé et travaillant 1 fois et demi le temps de mon contrat. Quelques collègues m'ont soutenu (non ingé) pour l'oral et faire le lien avec ma boite. Mais c'était mon projet de A à Z

T'en chies mais à la finale ca vaut le coup car en France le diplôme est primordial, bien plus que la compétence malheureusement, et dans les moments difficiles il ne faut penser qu'a la finalité.

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#4  - Marc Beninca a dit :

J’ai eu l’occasion d’assister ce Mardi 2 Juillet 2019
à la soutenance de mémoire d’un de mes collègues.
C’était intéressant, mais tes dires me font réfléchir.

S’il s’avère impossible d’adosser son mémoire
à un travail effectué dans son entreprise actuelle,
peut-on le baser sur la création d’un projet libre
pouvant servir à n’importe quelle entreprise ?

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#5  - -Fred- a dit :

Tout le problème, c'est de pouvoir proposer un sujet en rapport avec un contexte professionnel. En fait, il me semble qu'il n'est pas simplement question de problématique technique mais de quelque chose de plus global dans lequel les interactions professionnelles sont très importantes. J'ai moi même renoncé à faire mon mémoire d'ingénieur en électronique parce que je n'avais pas la matière côté pro et que ce n'était pas envisageable hors temps de travail.

Normalement, il faut aussi que tu sois suivi par un tuteur avec le niveau requis côté "entreprise" (en plus de celui que nomme le CNAM). Pour donner un exemple, ne travaillant pas actuellement dans un service info, je n'avais personne dans mon service pouvant faire mon tutorat interne. Heureusement, j'ai pu me rapprocher du service info de mon entreprise, ce qui a clairement facilité ma démarche. Si on est seul, ça revient à le faire sans tutorat interne et je ne pense pas que ce soit possible.

Possibilité que je n'ai pas évoquée et qui je crois est possible aussi, c'est de faire son mémoire dans un labo du CNAM. Par contre, ça implique de quitter sa boîte quelques mois, ce qui n'est pas toujours évident. Après, la recherche de sujet mémoire commence en discutant avec ses collègues et ses responsables. Il y a peut-être des thématiques que tu n'as pas encore identifiées...

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#6  - Marc Beninca a dit :

Il faut donc que j’aborde rapidement le sujet avec ma hiérarchie.
Au pire, je poserai des questions lors de l’entretien d’admission.

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