Finalité de mes cours

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J'ai, en diverses occasions tenté d'expliquer à quelques personnes ce que je faisais au CNAM et quelle était ma démarche d'auditeur. Le fait est que mon cursus est à première vue relativement hétéroclite et peut même sembler partir dans tous les sens. Tout cela suit en fait une certaine logique.



Ce qui m'y a amené, c'est d'abord mes expériences en débutant dans la vie active. Avant d'avoir un emploi stable, j'ai travaillé près de dix ans de manière plus précaire, essentiellement en intérim. Donc, quelque chose de subit plus que de choisi au moment où je le vivais, même si avec le recul j'ai vois nombre d'avantages. Durant cette période, pas d'employeur stable et mécaniquement, difficile de se faire financer une quelconque formation par cet intermédiaire. Diversité de missions veut aussi dire diversité de sujets à traiter et de thèmes à aborder. Prévoir un plan de formation lorsque l'on a parfois une vue à deux mois sur sa propre activité professionnelle, c'est juste compliqué. J'ai toutefois commencé le CNAM assez rapidement dans le domaine technique qui est le miens au départ, l'électronique, histoire surtout de ne pas perdre la main et de progresser tant qu'à faire. Donc, une démarche perso avec une visée professionnelle.

J'ai progressivement compris qu'il me fallait raisonner de manière différente. Je finance en grande partie ma formation à titre individuel et la suit sur mon temps libre le soir et parfois le WE. Je monte en compétences progressivement mais un employeur peu feindre de ne pas le voir tant que je n'ai pas mon diplôme si je vais lui demander une augmentation. Même avec le diplôme, il n'a pas d'obligation à me faire évoluer comme je l'espère puisque c'est moi qui suis moteur et demandeur, pas lui. Le tableau est sombre...

... Mais pas tant que ça ! J'ai compris que ça fonctionne dans les deux sens. Ce n'est pas mon "employabilité" que je doit chercher à améliorer mais moi tout entier qui veux progresser indépendamment de tel ou tel contexte professionnel. S'il est exact que mon employeur ne me doit rien, il est aussi vrai que je lui en doit tout autant. Mes cours, au même titre que ce que je lis, n'ont d'autre but aujourd'hui que de me faire avancer sur mes projets et dans ma réflexion, en fonction de mes centres d'intérêt. Si cela a un effet de bord notoire sur mon "employabilité", tant mieux. Concrètement, c'est d'ailleurs ce qui se produit car les sujets sur lesquels je travaille sont intéressants et de plus en plus variés. Je suis en fait rentré dans un cercle vertueux. Je choisis les domaines dans lesquels je veux progresser en fonction de mes centres d'intérêt. Je monte en compétence plus facilement dans ces domaines que dans d'autres. Je suis donc plus facilement amené à travailler sur ces sujets, à progresser encore et ainsi de suite.

S'il faut résumer ma démarche, sauf en de rares exceptions, on ne m'envoie pas en formation car j'y vais sans demander l'autorisation à quiconque. En contre partie, je le fais pour moi avant tout et je décide seul de mes objectifs.

Enseignement à distance : le CNAM et les MOOC

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Dans d'autres billets, j'évoque le fait que je sois auditeur CNAM. Quand j'ai commencé à me former hors temps de travail, c'était principalement sous la forme de cours en présentiel. Le CNAM a évolué progressivement et aujourd'hui, l'essentiel des cours que je suis est donné en enseignement à distance.

Chaque cours se déroule sur un semestre (voir sur l'année) pour un nombre d'heure de travail estimé de 60h environ. Les cours sont payant et se terminent par un examen sur table ou un TP le cas échéant. Nous sommes généralement entre 3 et 15 pour certaines UE gérées au niveau régional et nous pouvons être environ 50 (voir plus) lorsque les UE sont gérées au niveau national. Obtenir un diplôme est assez long mais chaque UE acquise nous rapproche du but.

J'ai récemment découvert les MOOC ( « Massive Open Online Courses », ou « Cours en ligne ouverts à tous ») et j'en ai suivi qui étaient proposés sur https://www.france-universite-numerique-mooc.fr. Ces cours sont pour l'essentiel conçus par diverses universités ou grandes écoles (on en trouve aussi sur d'autres sites) et se déroulent sur quelques semaines. Ici, point de parcours diplômant mais une attestation de réussite délivrable à la fin de chaque cours (évaluation en ligne par QCM ; le taux de bonnes réponses conditionne la délivrance ou non de l'attestation). Sur la plateforme dont je parle, l'inscription ainsi que les cours sont gratuits et ouverts à tous. Il faut par contre suivre l'arrivée des nouveaux car l'inscription n'est pas possible passé un certain délai après que le cours a démarré (cela s'explique car il y a un suivi pédagogique tout au long du déroulement du MOOC).

J'ai en fait suivi deux MOOC. Le premier sur le thème de l'informatique et des libertés et le second sur les télécommunications par satellite. Je les aient suivi complètement mais je n'ai réalisé que les évaluations du MOOC informatiques et libertés. Ayant peu de temps pour le second, j'ai délibérément fait l'impasse sur les QCM mais pour le reste, j'ai suivi l'ensemble des cours. Il me semble que chacun de ces MOOC a rassemblé plusieurs centaines, voir plusieurs milliers de personnes.

Qu'est-ce que ça m'apporte ? Dans mon cas, les deux sont vraiment complémentaires. Le CNAM me donne la possibilité de valider un diplôme reconnu dans des conditions finalement pas si éloignées d'un cursus classique. Les MOOC permettent soit d'aborder des points hors de mon parcours CNAM, soit d'en approfondir, soit de me (re)mettre à niveau dans une matière donnée, soit de profiter des moments de creux du CNAM pour continuer à progresser.

J'ai déjà prévu d'en suivre d'autres à la rentrée !

Retours d'un auditeur CNAM

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Je crois bien que je n'ai jamais parlé ici très en détail de mon expérience au CNAM.

Comme cette année aura été pour moi un peu charnière avec l'obtention de deux licences (en électronique et, il y a quelques jours, en informatique), je me suis donc dit que c'était certainement le moment pour moi de faire un peu le point.


Tout d'abord, qu'est-ce que le CNAM ?


Il s'agit du Conservatoire National des Arts et Métiers. C'est une école délivrant des diplômes de l'enseignement supérieur et habilitée par la CTI à délivrer des diplômes d'ingénieur.
La particularité du CNAM est que les cours sont dispensés hors temps de travail ou en enseignement à distance. Il est donc possible de suivre les cours en parallèle d'une activité professionnelle.
Je ne suis pas le mieux placé pour en parler plus longuement. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site officiel : http://www.cnam.fr/

Quel est mon parcours précis au CNAM ?


J'y suis auditeur depuis 2001. J'ai d'abord entamé un DEST d'électronique (Diplôme d’Études Supérieures Techniques ; diplôme bac+4) entre 2001 et 2004 mais je n'ai validé qu'un peu plus de la moitié des modules (appelé Unité d'Enseignement (UE) aujourd'hui) durant cette période.
En 2009, j'ai décidé de préparer une licence d'informatique et j'y suis allé relativement tranquillement, m'accordant même une année sans préparer une seule UE.
Je me suis rendu compte ensuite qu'une licence d'électronique était depuis proposée (elle ne l'était pas en 2004) et qu'il me restait simplement un TP à valider pour l'avoir (le Unités d'enseignement du CNAM sont valables à vie). Bref, j'en ai profité pour la terminer aussi.
Voilà comment j'ai pu valider deux licences en quelques mois :p .

Quelles étaient mes motivations ?


Je me suis vite rendu compte qu'une fois dans le monde professionnel, certaines connaissances pratiques et beaucoup de connaissances théoriques étaient très vite mises en sommeil, faute d'être appliquées. Le meilleur moyen de ne pas perdre ses connaissances reste de pratiquer régulièrement. Tant qu'à pratiquer, autant en apprendre plus pour progresser. Voilà pourquoi j'ai commencé le CNAM en 2001.

Comme je suis passionné d'informatique et que ça me tentait bien d'en faire mon métier, j'ai voulu professionnaliser ma démarche et j'ai donc repris le CNAM en 2009.

Commençons par ce qui fait mal : faiblesses d'un cursus CNAM


La principale faiblesse est inhérente à la forme. Un an de cours en formation initiale prendra deux à trois fois plus de temps en passant par le CNAM. Comme précisé en introduction, on travail ses cours hors temps de travail "professionnel". Cela signifie qu'en se lançant dans un tel cursus, il faut s'attendre à faire des sacrifices sur une plus ou moins longue période, d'autant plus si l'on a une vie de famille à laquelle on tient.

Tous les cours ne sont pas forcement égaux. Certains intervenants, même s'ils connaissent leur affaire, ne sont pas forcement aussi réactifs qu'on le souhaiterait, notamment en enseignement à distance (les enseignants le font aussi hors temps de travail, ne l'oublions pas). L'enseignement à distance est de plus en plus la norme au CNAM. Cela peut être déstabilisant car il faut être armé pour travailler en grande autonomie.

La reconnaissance professionnelle qui découle de cette formation est variable. Cela mériterait un billet entier mais pour l'heure, je serai synthétique :

  • La formation est longue et tant qu'on a pas obtenu le diplôme que l'on prépare, on ne peut pas le faire valoir. Prises seules, quelques UE sont difficiles à mettre en valeur.

  • Faire le CNAM est souvent une démarche personnelle à laquelle l'auditeur n'associe pas nécessairement son employeur. L'employeur n'a pas forcement l'envie ni les moyens de valoriser cet investissement.

  • Devenir ingénieur CNAM signifie probablement avoir été technicien avant. Cette étiquette de technicien peut coller à la peau et freiner l'évolution (voir plus bas pour un avis complémentaire là dessus).


Les forces d'un cursus CNAM


Les points ci-dessus ne doivent pas être rédhibitoires. En effet, si on les examinent sous un autre angle de vue, ils peuvent même être un plus.

J'arrive aujourd'hui plus facilement à replonger dans des matières plus théoriques qu'au moment où j'ai commencé le CNAM. Je pense que ça a été très bénéfique de ce point de vue. C'était l'une de mes motivations de départ.

La majeure partie des enseignants que j'ai eu étaient très compétents, voir impressionnants.
Ce constat peut être variable d'un centre CNAM à l'autre mais voilà mon ressenti en région Bretagne.

Réussir un parcours CNAM signifie être extrêmement autonome car on travail généralement seul. Les TP en binômes sont assez rares par exemple.
Toutefois, l'enseignant est joignable et des forums sont mis en place pour encourager les échanges entre auditeurs.

En étant auditeur au CNAM, on sort un peu de la relation prof/élève des études en cycle initial. Les enseignants au CNAM savent qu'il s'adressent à des professionnels qui ont choisi d'être là. Ils tiennent réellement compte des contraintes de chacun. Ce rapport est extrêmement intéressant.

Un gros atout du CNAM est qu'il est habilité à délivrer des titres d'ingénieur reconnus. Il est toujours possible de se former, qui plus est grâce à internet, mais obtenir un diplôme reconnu, c'est déjà moins simple.

Il n'est pas simple non plus de quitter un travail pour reprendre ses études. Le CNAM permet de concilier les deux et d'avancer dans ses études à son rythme.

Le coût des études n'est pas nul mais reste modéré. A titre indicatif, la licence d'informatique que je viens d'obtenir (je l'ai financé entièrement au tarif individuel ; la région Bretagne en finance une part importante) m'a coûté environ 1300€ étalés sur 3 ans. On est assez loin du coût de certaines écoles. Il est aussi possible de faire financer une partie de sa formation par son employeur.

Évoquer son parcours CNAM (et donc ce que cela suppose comme travail et sacrifices) force un certain respect. Ça vaut pour ses proches, ses collègues, ses supérieurs. La démarche reste valorisable quoi qu'il arrive.

En prenant du recul, je suis intimement convaincu qu'être technicien avant de devenir ingénieur est vraiment un plus. Avoir un pied depuis plusieurs années en milieu professionnel avant de recevoir son diplôme présente l'intérêt d'être moins formaté qu'en sortant immédiatement d'un cursus initial avec un diplôme d'ingénieur en poche.

Conclusion


J'entame ma huitième année au CNAM et mon choix n'est pas encore arrêté de manière précise mais il est probable que je tente de préparer le diplôme d'Ingénieur (la spécialité n'est pas encore vraiment arrêtée ; je termine par ailleurs un cursus de responsable opérationnel en Électronique). J'ai donc encore quelques années avant d'en terminer.

J'encourage vivement les gens à y aller, à se former.
Le CNAM est un ascenseur social.

Nouvelles en vrac en cette mi-septembre 2014

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Les vacances sont terminées depuis un moment déjà et je reprend mon rythme.

Côté projets personnels en cours, j'avance de temps à autre sur mon jeu ActionRPG. Pour le moment, je m'occupe essentiellement de la construction du monde.
Pour ce qui est de l'outil d'analyse de flux que je développe en python, je le laisse de côté pour le moment aussi. Cela est volontaire de ma part car la collecte de données tourne toujours. Je pense recommencer à travailler dessus vers la fin de l'année (j'aurai alors à disposition au moins 6 mois de données).
J'ai encore d'autres projets amusants en tête mais j'attendrais d'avoir bien avancé sur ceux là avant de m'y pencher.

Côté cours, j'ai officiellement obtenu ma licence d'électronique du CNAM :D . J'attends maintenant avec impatience ma licence d'informatique (ma demande a déjà été envoyée, ça ne devrait donc pas trop tarder). A part ça, je continue à suivre des cours au CNAM mais je n'ai pas encore décidé de la spécialité du diplôme d'ingénieur que je voulais tenter de valider. Je me donne donc encore un an pour arrêter mon choix.

Côté auto-hébergement, peu d'évolutions récentes, si ce n'est que mes quelques sites web hébergés sur ce serveur sont à présent accessible en HTTPS (avec un certificat auto-signé). L'accès en HTTP reste néanmoins possible pour ce blog et ma page de dev notamment.
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