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Vive la LGV

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Ce qui suit est un petit billet d'humeur à propos d'un sujet que je n'aborde pas habituellement. J'ai envie de parler des moyens de transport que j'emprunte pour me rendre au travail.

J'ai la chance de vivre en Bretagne. J'y habite, j'y étudie (encore) et j'y ai travaillé dans un certain nombre de villes jusqu'à aujourd'hui. Les transports sont essentiels pour mener à bien ces activités. Étant étudiant, ce n'était pas un problème dans le sens où j'ai toujours habité la ville où j'étudiais. A pied ou en bus, ça fonctionnait très bien. Arrivé dans la vie active, cela en a été tout autrement. En effet dans mon domaine qui est l'électronique, une part importante de l'emploi se trouve en usine et ce sont rarement de structures de moins de 200 salariés. Il n'y en a donc pas dans chaque ville et on les trouvent généralement en périphérie. S'ajoute à cela des horaires de travail en décalé et, pour peu que l'on ne soit pas stabilisé au niveau de l'emploi, de grosses difficultés à anticiper et à adapter son lieu de résidence en fonction. Dans les faits, la voiture reste le moyen le plus sûr de s'y rendre quand ce n'est tout simplement pas le seul.

J'ai donc travaillé comme cela durant près de quinze ans, passant par une dizaine d'entreprises et réalisant en moyenne 25 000 km par an. La voiture, je m'en lasse dans le sens où même si j'aime bien conduire, je me passerai bien de ces kilomètres à avaler. En fonction des possibilités, il m'est donc arrivé de m'essayer au covoiturage avec des collègues mais je n'ai jamais tenu. Sur le papier c'est intéressant mais dans la pratique c'est assez lourd en terme d'organisation. De plus, faire la route avec des collègues avec qui on n'a parfois pas grand chose à raconter ou qui à l'inverse vous font subtilement commencer la journée de travail une demie heure plus tôt, c'est bof. Pour le covoiturage, il vaut parfois mieux être seul que mal accompagné...

Les choses changent et me concernant, j'ai changé de secteur d'activité et d'entreprise il y a un peu plus d'un an. L'inconvénient, c'est que j'habite toujours assez loin de mon lieu de travail et que mes horaires sont un peu plus étendues que des horaires de bureau classiques et changent périodiquement. La bonne nouvelle, c'est qu'autant dans la ville où j'habite que dans la ville où je travaille, il y a une gare. La possibilité de prendre le train à la place de la voiture est tout simplement géniale ! Mon employeur participe aussi pour moitié à la prise en charge d'un abonnement de train ou de bus. Là aussi c'est super ! Vu mes horaires, ce n'est pas rentable tout le temps mais quand ça ne me revient pas plus cher, je ne me prive pas et je prend mon abonnement.

Je pensais pouvoir le prendre cet été aussi mais il s'avère que les horaires ont beaucoup changé et que le train que je prenais pour me rendre à mon travail a été supprimé. En parallèle, d'autres trains ne s'arrêtent tout simplement plus dans ma gare. Pourtant, on ne parle que de ça en ce moment, de la ligne grande vitesse et oui, les régions les plus excentrées n'ont jamais été aussi proches de Paris qu'aujourd'hui en train. C'est bien, on va toujours plus vite lorsque l'on doit se rendre ponctuellement à Paris. Par contre, quand on veut vraiment s'inscrire dans une démarche sur la durée en préférant le train à la voiture, ben ça devient impossible sauf à commencer sa journée (déjà longue) avec 30 minutes ou 1h d'avance.

Je pouvais un peu combiner les deux modes de transport. Aujourd'hui, c'est malheureusement fini. Vu le nombre de personnes que je voyais dans ce train, je ne dois pas être le seul déçu. Mais bon, si dans les 5 ans à venir je dois me rendre à Paris, je serai probablement heureux du temps gagné sur ce trajet. Mouais, à voir...

Le blogueur et les commentaires

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

Je me pose une question toute bête en ce début d'année : "Y a-t-il une manière de bloguer ?", ou dit autrement et de manière plus précise "Est-ce que quelque part figurent des règles de bonnes pratiques du blogueur, notamment concernant la gestion des commentaires ?".

En fait, je note un comportement surprenant sur plusieurs blogs (avec un certain trafic ou non d'ailleurs). En effet, le ou les blogueur(s), auteur(s) d'articles, ne réagissent pas du tout lorsque des commentaires sont postés en réaction à un de leurs billet. Ce que je trouve d'étonnant, c'est que cela touche autant de gros blogs que de plus petits et/ou confidentiels pour lesquels cela est humainement plus facile à traiter.

Au final, je ne saisis pas trop l'intérêt de la démarche, et si cela est volontaire ou non. Lorsque je laisse un commentaire, j'éprouve en tout cas une certaine frustration face à cette situation. Ce n'est pas tant de ne pas avoir de retour par rapport à mon commentaire qui m’ennuie mais vraiment qu'il n'y ai aucun retour pour personne. Lorsque ça se répète sur un blog, ça donne vraiment l'image que l'auteur n'a pas besoin des retours qui lui sont soumit par le visiteur lambda. Je lis ici ou là des commentaires d'internautes vraiment intéressants et qui méritent une réponse ou du moins un signe de vie de l'auteur.

Afin de ne froisser personne, je ne donne bien entendu pas d'exemple mais certains sont coutumiers du fait et c'est dommage :-p . Je continue à les lire avec plaisir mais je poste plus rarement mes commentaires ensuite.

Douce fin pour mon téléphone mobile

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire

A l'heure où il est courant de lire pléthore d'articles et de vidéos au sujet de tel ou tel nouveau smartphone, service ou OS mobile, j'ai trouvé intéressant de parler de mon rapport au mien (de mobile). Je n'ai pas souhaité basculer sur un téléphone intelligent, faute d'une raison valable et parce que ces appareils restent, par certains aspects, intrinsèquement assez limités. Par ailleurs, le côté addictif des smartphones me semble effrayant. Je trimbale donc toujours un vieux téléphone ultra basique.

Depuis un certain temps déjà j'ai dans l'idée de me passer complètement de téléphone mobile. Je suis tout sauf technophobe et pour la petite histoire, j'ai occupé il y a quelques années un poste de préparateur industrialisation chez un fabricant de téléphones mobiles (on ne parlait pas encore de smartphones à l'époque). C'est par cette expérience que j'ai vraiment commencé à comprendre ce qu'était finalement un téléphone portable, à savoir un bout de PCB, quelques composants dessus et un peu de plastique autour, le tout fonctionnant grâce à un petit logiciel embarqué. Cette description est un poil caricaturale mais si vous ouvrez un téléphone mobile, vous n'y trouverez rien d'autre. Aujourd'hui, les machines sont plus puissantes mais ne méritent pas plus de faire l'objet d'un quelconque culte idiot.

Bref, j'utilise parfois cet appareil pour téléphoner (3 ou 4 appels brefs par mois) et pour me réveiller le matin. Pourtant, il est toujours dans ma poche et allumé, au cas où, mais les appels reçu sont aussi peu nombreux que ceux émis. Un vrai réveil matin serait donc à presque aussi efficace. Mais à côté de ça, l'objet en lui même présente des aspects négatifs à l'usage.

Si je me met brièvement en mode parano, mes moindres déplacement physiques sont traçables à chaque fois que je le porte sur moi. Au mieux, ça ne m'apporte rien puisque je n'ai pas spécialement l'usage d'une balise de positionnement et que je n'ai même jamais tenté de demander ces informations à mon opérateur mobile. Dans le pire des cas, ces données peuvent techniquement faire l'objet d'un traitement anonymisé ou non par mon opérateur.

Sans me placer en mode parano maintenant, mon mobile permet à n'importe lequel de mes contacts de me joindre à tout moment. On peut logiquement me rétorquer que c'est à ça que ça sert, ce qui est tout à fait vrai. Mais si je ne souhaite pas être joignable via mon portable, et que pour cela je ne réponde volontairement pas, que je l'éteigne ou que je ne l'emporte pas avec moi, cela peut être mal perçu. En effet, donner ses coordonnées de mobile signifie être joignable et ne pas l'être peut soit donner lieu de s'inquiéter, soit être perçu négativement. Il n'est plus normal aujourd'hui de ne pas être joignable et il devient souvent nécessaire de se justifier lorsque justement, on ne répond pas. J'y vois une certaine forme de pression sociale.

Doucement donc, je commence à m'en détacher. Je ne l'emporte plus systématiquement avec moi, il reste plus souvent éteint, voir déchargé. Je le conserve mais bon, j'en fait un truc encore moins indispensable.

Avec qui causer bidouille ?

Rédigé par -Fred- 1 commentaire
Être bidouilleur dans n'importe quel domaine, c'est à la fois de la technique, du fun et des échanges avec d'autres sur l'aspect technique et/ou l'aspect fun du domaine qui nous intéresse. Encore faut-il trouver du monde avec qui échanger et pour être honnête, s'il n'y avait pas internet, ce serait assez monotone de ce point de vue. Bon, on a internet, c'est bien, mais ça reste quand même assez distant et nous, bidouilleurs, avons parfois envie de parler de nos passions avec de vrais gens.

D'où cette question : "Avec qui causer bidouille ?" .



Moi qui suis parfois assez peu sociable (mais ça s'arrange, je vous rassure), j'éprouve quelques difficultés à échanger avec d'autres autour de mes thématiques de prédilection et de bidouille en général. La difficulté n'est donc pas tant d'en parler que de trouver du monde avec qui en parler.

Mon entourage immédiat qui me connait bien et qui sait déjà en gros ce que je fais a du mal à voir le fun dans cet amas de technique. J'en ai déjà parlé plusieurs fois et il n'est pas simple de se renouveler. Le fun ne saute pas aux yeux de tout le monde lorsqu'il faut se casser la tête pour l'apprécier. J’évite à présent de trop rentrer dans les détails quitte à ce que ça ai moins de charme. Déjà, faire passer l'idée générale, c'est une petite victoire et puis communiquer, c'est avant toute chose mettre tout en œuvre pour faire passer un message. Si ça peut se faire sans souler son entourage, c'est bien mieux.

Les gens que je rencontre et que je ne connais pas déjà peuvent montrer plus d'intérêt et peuvent eux mêmes être plein de surprises (c'est tout l'intérêt de la nouveauté). Là, c'est vraiment au feeling. Parfois, l'échange tourne court. D'autres fois, ça peut vraiment être enrichissant tant pour moi que pour mon interlocuteur.

Je connait aussi des personnes qui ont des connaissances techniques poussées dans certains domaines et de bonnes bases ailleurs. A priori, c'est avec eux que l'on peut penser avoir les échanges les plus intéressant. Et bien dans la pratique, c'est loin d'être systématique et je peux même dire que c'est parfois décevant. Oui parce que quelqu'un qui travaille dans un domaine technique donné et qui est compétent peut ne pas être passionné par ce domaine. Une compétence technique réduite à un simple gagne pain en somme... J'ai souvent rencontré ce type de personnes et j'ai une petite déception intérieure à chaque fois. Tant pis...

Les échanges les plus intéressants que je peux avoir concernant l'art de la bidouille sont ceux que j'ai avec des passionnés (j'ai la chance d'en connaitre quelques uns). S'y mêlent en vrac fun, technique, hacking, curiosité, partage... Les passionnés ne font pas étalage de leurs diplômes, de leur position sociale ou autre mais veulent simplement et sincèrement partager leur truc à fond. Bref, ils vont à l'essentiel sans s'encombrer la tête des détails liés à l'apparence.

Je suis arrivé à un moment où, plus que de partager mes propres passions, ce sont celles des autres qui m'intéressent. A cet instant, j'ai en tête le "Diner de cons" de Francis Veber. Ce film, drôle au demeurant, montre avec ces "cons" des personnages passionnants et sincères dans leur démarche, tout à l'opposé de ceux qui organisent les diners. Quelqu'un capable de me parler de sa passion dévorante à toutes les chances de retenir mon attention, surtout si je ne connait rien à la base et qu'il souhaite vraiment que je comprenne sa démarche. Une telle discussion ne peut être qu'enrichissante et c'est cool.
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