Vie privée contre droit d'auteur

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Classé dans : Informatique - Web Mots clés : aucun
A l'heure où j'écris ces lignes (le 4 Novembre 2008), les sénateurs ont validé le projet de loi "Création et Internet". C'est un projet qui fait parler de lui depuis quelques mois déjà. Dans le cas où cette loi passe, si vous utilisez un réseau P2P pour télécharger illégalement une œuvre sous copyright, votre adresse IP pourra être collectée par l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), une autorité administrative chargée entre autre du respect des droits d'auteur sur internet. Il sera alors obligatoire à votre fournisseur d'accès internet (FAI) de lui communiquer vous coordonnées réelles. Viendra ensuite la phase de riposte graduée qui pourra, si vous recommencez et êtes à nouveau identifié, aller jusqu'à la suspension de votre abonnement internet. Ce projet de loi est directement dicté par l'industrie qui voit ses revenus baisser à mesure que le phénomène du téléchargement d'œuvres protégées se banalise sur les réseaux P2P.

Ce texte, aux dires de nombreux observateurs, bafoue le respect de la vie privée et on les comprend. Jusqu'à présent, on observe une certaine neutralité du réseau. Si un hébergeur est responsable de ce qu'il héberge sur ses machines, votre FAI ne se préoccupe pas de se qui passe par ses tuyaux. Son boulot est juste d'y transporter une quantité de données, point. Cela ne l'empêche de travailler avec la justice et de fournir des informations si une procédure est en cours. Avec cette loi, votre FAI sera dans l'obligation de fournir vos coordonnées à une autorité administrative sans injonction de justice. S'en suivra un traitement de masse des infractions constatées. Actuellement, si on fait l'objet d'une procédure de justice, on est présumé innocent tant qu'il n'y a pas de preuve de notre culpabilité. Le problème ici est que l'on est présumé coupable et que c'est à l'internaute de prouver sa bonne foi. Comment prouver sa bonne foi sans accepter une forme de surveillance de l'usage que l'on fait de sa machine?

Comment est-il possible d'en arriver là? D'une part, l'internaute moyen va toujours vers la solution la plus simple et la moins chère. D'autre part, un modèle économique fondé sur la rareté (si je vend un bien je ne le possède plus) trouve difficilement sa place lorsque le bien peut être dématérialisé et est multipliable à l'infini.

Aujourd'hui, le respect légitime de la vie privée est assimilé à une opposition du respect tout aussi légitime du droit d'auteur. La liberté n'existe pas sans devoirs. Si on ne répond pas à une partie de ses devoirs, le risque est de perdre une part de liberté. La banalisation du partage de fichiers sous copyright en est une parfaite illustration car ce sera certainement ce qui ouvrira la porte à un contrôle plus large de l'activité des internautes dans leur ensemble. Voilà à quoi mène un comportement viable à court terme et ça me gonfle.

Dans l'urgence donc, et après les DRM (Digital Right Management) qui sont en passe d'être totalement abandonnés, l'industrie et le législateur tentent de sauver les meubles, quitte à prendre de mauvaises décisions. Déjà, ce projet assimile le pirate avec l'abonné qui ne sécurise pas correctement sa ligne wifi, sachant que la sanction peut aller jusqu'à la coupure de la ligne, ça peut faire mal. Outre le problème lié au respect de la vie privé, l'installation d'un logiciel censé prouver votre bonne foi ne sera pas certainement possible sur tout les systèmes d'exploitation, quoi qu'on en dise. A ce jeu du chat et de la souris, comme pour les virus informatiques ou le dopage dans le sport, les pirates garderont toujours une longueur d'avance, j'en suis absolument certain. On se retrouvera donc au point de départ mais avec une dose de flicage en plus.

Le gratuit n'existe pas sur le web

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Classé dans : Informatique - Web Mots clés : aucun
C'est fou le nombre de services gratuits (et légaux) disponibles sur internet. Pas besoin de débourser un seul euro pour une boite mail, partager des photos ou des vidéos, pour ouvrir un blog, écouter de la musique en ligne, etc... Ce mot gratuit est souvent trompeur car il sous entend qu'à l'inverse, un service n'est payant que si on doit payer une somme d'argent pour en bénéficier. Or, un service peut se payer bien autrement. Pour s'en convaincre, comparez deux services, soit un "gratuit" et un "payant". Typiquement de l'hébergement de site web illustre bien notre affaire.

Pour tout les services d'hébergement payant que j'ai pu voir, le niveau de service est directement lié à la somme que l'on donne à l'hébergeur, en fonction des offres proposées. Ainsi, on aura progressivement plus d'espace de stockage, une meilleures bande passante, des outils statistique, plus de comptes email, etc... à mesure que l'on mettra la main au porte monnaie. Après, certains sont mieux que d'autres mais c'est une autre affaire.

Les services dit gratuits se payent quand même de diverse manières. Ca peut être de la publicité imposée par l'hébergeur, des restrictions liées au public (interdit aux sites commerciaux, aux sites professionnels etc...) ou au contenu (sites politique, religieux, etc...), des restrictions techniques (service basique bien souvent), un niveau d'exigence moindre (hébergement assuré dans un esprit open source par des bénévoles par exemple), etc...

Si on se moque de voir de la pub sur ses pages par exemple, alors on peut trouver des offres intéressante mais c'est tout. Le gratuit n'existe tout simplement pas sur le web, quoi qu'on en dise.

Nouveau serveur Atom sous Debian

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Classé dans : Informatique - Web Mots clés : aucun
Jusqu'à il y a peu, mon serveur web était propulsé par disque NAS. C'est la solution la plus économique que j'ai trouvé pour assurer cette fonction. Plusieurs problèmes cependant :

  • Faible puissance (processeur cadencé à 200 MHz, 32 Mo de RAM).

  • Evolutions possibles mais pas tant que ça de paquets disponibles.

  • Pas possible de changer le système d'exploitation.

  • ...



Je me suis donc assemblé une config qui, si ce n'est toujours pas un monstre de puissance, me permet déjà d'être plus à l'aise :

  • Carte mère avec processeur Atom 330

  • 2 Go de RAM

  • 500 Go de disque dur


Côté matériel, je suis resté sur une machine qui consomme peu car mon serveur n'a pas vocation à être un chauffage d'appoint. Le boitier étant un poil bruyant, j'ai dû y faire quelques modifications (remplacement du ventilateur de boitier et ajout d'un potentiomètre en série avec chaque ventilateur, découpage de quelques grilles de protection pour augmenter le flux d'air dans le boitier).

Côté logiciel, et comme il me fallait un système le plus stable possible, j'ai choisi d'y installer une Debian (à la dernière version stable : Lenny). Cette fois, tout est à mettre en place (enfin, tout, c'est un bien grand mot) et c'est aussi ce qui fait l'intérêt de la chose.

A noter que pour l'installation du système, mon téléviseur LCD et mon graveur DVD externe se sont révélés très utiles. Une fois configuré l'accès en SSH à la machine et bien réglé les ventilateurs (via la température retournée par le BIOS), il m'a suffit de brancher la machine sous mon bureau et ça roule...

Passage à Wordpress

Rédigé par -Fred- Aucun commentaire
Classé dans : Informatique - Web Mots clés : aucun
Ca y est, je suis passé à Wordpress. J'ai longtemps hésité parce que j'aime faire certaines choses moi même et que coder mes petites pages, ça en fait parti. Ma première impression est donc d'avoir sous traité la forme pour n'avoir à me consacrer qu'au fond. C'est dans l'air du temps et je m'y suis fait. Adieu donc simplicité du code et bonjour les nouvelles fonctionnalités. Ce qui me rassure et qui m'a fait sauter le pas, c'est que c'est un projet libre.

Le passage à Wordpress est d'autant plus facile que mon serveur web est maintenant propulsé par une machine un peu plus puissante. Plus de lenteurs significatives dès que l'on consulte une base mysql. J'ai d'ailleurs fait l'essai de Wordpress sur mon petit NAS pour m'en convaincre et c'est tout bonnement impraticable.

Pour le moment, je trouve ça sympa et bien fait. J'ai encore beaucoup de choses à découvrir pour maitriser ce nouvel outil.
Fil RSS des articles de cette catégorie