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Machine inutile

Rédigé par -Fred- / 26 mars 2017 / Aucun commentaire

Juste pour le fun, voici mon interprétation de ce que peut être la machine inutile :

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, une partie des pièces sont imprimées. Les engrenages ont été trouvés sur www.thingiverse.com et j'ai dessiné moi même le bras sous Freecad. Pour le reste, comme d'habitude, j'ai essayé de faire un truc à moindre frais. J'utilise un moteur à courant continu de récupération et j'ai simplement acheté l'interrupteur à levier et un interrupteur de fin de course. Le reste est juste constitué de chutes de bois essentiellement.

Très peu de temps après avoir fait cette vidéo, le moteur a fini par casser (je pense que j'ai dû trop forcer dessus :p). On va appeler ça la V1...

L'enjeu derrière nos usages numériques

Rédigé par -Fred- / 14 février 2017 / 1 commentaire

J'ai eu récemment la chance de pouvoir faire une présentation de GNU/Linux à quelques personnes d'horizons variés et aux motivations diverses. J'avais bien entendu préparé mon intervention et j'avais prévu de pouvoir faire le grand écart afin de répondre à un éventail assez large de questions. En effet, je ne savais pas à l'avance qui j'aurais en face de moi.

La présentation s'est plutôt bien déroulée malgré un petit couac lorsque j'ai voulu présenter l'installation d'un système dans une machine virtuelle (l'effet Bonaldi, pour ceux qui se souviennent :p ). J'avais en outre prévu une petite présentation de l'historique ayant amené à la situation actuelle dans le logiciel libre en général, un focus sur ce qu'est une distribution GNU/Linux, un moment pour discuter de GNU/Linux au quotidien et un autre pour parler de quelques idées reçues.

Chose intéressante, et dont je veux parler dans ce billet, les interrogations de l'une des personnes venue assister à cette présentation. Il s'agissait d'un utilisateur Windows n'ayant pas apprécié la mise à jour quasi forcée vers Windows 10 et le côté intrusif de ce système, donc pas quelqu'un de spécialement technique à la base mais plutôt un utilisateur normal quoi. Un ami à cette personne lui avait conseillé d'installer (GNU/)Linux à la place parce que ce système protège la vie privée et qu'il ne décide pas tout seul de ce qui est bien pour vous.

En passant, j'étais un peu gêné car le système d'exploitation quel qu'il soit est capable de plein de choses, c'est sûr, mais il n'a pas directement vocation à protéger la vie privée de ses utilisateurs. Bon, dans le cas de Windows, la tendance va plutôt dans le sens opposé mais pour en revenir à GNU/Linux, même si cet environnement n'est pas curieux de nature concernant vos données, ce n'est qu'un outil. C'est votre usage de l'outil qui est le plus important là dedans.

L'idée que j'ai essayé de faire passer lors de cette présentation, c'est que l'enjeu important derrière nos usages numériques, c'est la confiance que l'on porte dans les systèmes que l'on utilise. Le mot "Confiance" est vraiment central. En fait, et c'est là ou je veux en venir, c'est qu'en fonction des outils qu'on utilise et des usages que l'on en a, on va tous consciemment ou non définir notre zone de confiance propre. Dans cette zone, on peut s'exprimer librement, expérimenter, penser quelque chose puis se dire que non, c'était une bonne grosse idée de merde, on peut avoir une certaine intimité, de la même manière que dans la vie réelle. Hors de cette zone, il y a tout ce qui est potentiellement public et que l'on peut donc vous reprocher ensuite. Par défaut, vous vous modérez, vous êtes prudent et vous montrez peut être même une nouvelle personne au monde qui vous entoure. Un être humain normal a besoin de ces deux zones.

Partant de là, la limite de la zone de confiance de l'utilisateur dont je parlais plus haut se situe à peu près entre ses mains et son clavier. C'est en tout cas se qui se passe à mon sens quand on ne peux pas faire confiance à sa propre machine car elle ne joue pas avec vous mais pour un autre. Comme dans la vraie vie, il me semble dangereux de ne plus avoir d'espace où avoir une vraie intimité. Une zone où cacher toutes ces choses auxquels on ne pense plus quand on prétend ne rien avoir à cacher par exemple. Agrandir et préserver cette zone demande de nombreux efforts mais c'est important et nécessaire. Tous ceux qui se cassent un peu la tête pour utiliser ou faire du logiciel libre, pour s'auto-héberger ou pour avoir un regard critique sur leurs pratiques en ligne ont probablement, consciemment ou pas, déjà fait ce constat bien avant moi.

Responsable opérationnel en électronique

Rédigé par -Fred- / 26 janvier 2017 / Aucun commentaire

Ça y est, j'ai enfin eu confirmation que mon diplôme de Responsable opérationnel en électronique m'avait été délivré.

Ce diplôme a pour moi une valeur assez symbolique. L'avoir n'est pas une fin en soit car c'est avant tout un diplôme d'ingénieur que je vise (et plus forcement dans cette discipline ; voir plus bas) mais pour autant, c'était ce diplôme, son équivalent pour être précis, que je visais lorsque je me suis inscrit au CNAM en octobre 2001. Entre les aléas de la vie, les pauses dans le cursus et le reste, je ne le valide qu'en janvier 2017 soit près de 15 ans après (j'ai mes UE depuis juillet 2016 mais le temps que ma demande arrive jusqu'au jury...). Si j'avais été sérieux et si j'avais tout fait d'une traite, cette durée aurait très probablement été plus proche de 5 années mais je n'ai pas le moindre regret.

J'ai eu récemment la confirmation que je n'aurai pas la matière nécessaire pour valider mon diplôme d'ingénieur en électronique. Il me restait un petit espoir mais cela ne va malheureusement pas pouvoir se faire. La bonne nouvelle c'est qu'en ayant opté pour un double cursus, je peux raccrocher à un cursus d'ingénieur en informatique qui colle beaucoup mieux à ce que je fais à présent. D'ailleurs, ce contre temps n'est pas si pénalisant que ça quand on le ramène à la durée totale d'un cursus. L'important n'est pas le but mais le chemin qui y conduit. Vivement la suite !

L'auto-hébergement garde-t-il du sens si le plus important n'y est pas ?

Rédigé par -Fred- / 04 janvier 2017 / 13 commentaires

Récemment, Genma a publié un article au sujet de l'impact de diverses coupures électriques sur son activité auto-hébergée : Coupure-de-courant-et-auto-hebergement. Diverses idées sont développées dans ce billet mais celle qui a retenu mon attention est la suivante : L'auto-hébergement c'est bien mais il ne faut pas le faire pour les services sensibles et desquels on est fortement dépendant. J'ai bien entendu laissé un commentaire sur son blog mais je trouvais justifié de développer un peu plus mon point de vue ici.

En gros, le blog et le mail seraient à ne pas héberger derrière une ligne ADSL car on ne peut se permettre soit un blog inaccessible, soit la non réception de ses mails. On a chacun des priorités variables mais je conçois aussi que ces deux usages soient importants. Dans le cas des coupures électriques à répétition il est évident que ça perturbe fortement l'activité de ces services et que si c'est prolongé, ça fini par causer des pertes définitives de données. Typiquement, vous commencez à perdre des messages si votre serveur mail n'est pas en mesure de les réceptionner pendant plusieurs jours d'affilée et dans la mesure du possible, il est préférable d'éviter ça. A l'inverse les divers services moins importants peuvent être auto-hébergés.

J'ai en fait une approche diamétralement opposée et forcement, j'en arrive à préconiser à peu près l'inverse. J'ai décidé de m'auto-héberger, non pas pour tester des services mais parce que j'ai éprouvé le besoin de reprendre le contrôle de mes données personnelles, notamment le mail. J'ai alors décidé de m'auto-héberger. Forcement de mon point de vue, l'auto-hébergement perd fortement de son sens si on décide de ne pas y stocker les données que l'on a de plus précieuses.

Alors oui, le faire soit même présente des risques car on a rien sans rien. Il faut cependant se donner les moyens de ses ambitions. Dans des billets de blog divers et variés, je vois que certains peuvent utiliser des machines peu fiables pour faire de l'auto-hébergement (typiquement des Raspberry Pi avec un système sur carte SD). Sur le principe bon, pourquoi pas, c'est amusant et très formateur. Le côté Geek en plus, c'est cool aussi.

Pourtant quand on se lance là dedans pour vraiment rapatrier ses données personnelles, le jeu doit être pensé sérieusement dès le départ. Grossièrement, il faut déjà penser à se faire son analyse de risques puis identifier ceux qui sont les plus impactants et corriger ce qui doit vraiment l'être par des actions les plus efficientes possible. Et comme on pense à l'avenir, et bien on planifie ce qui n'aura pas pu être mené immédiatement tout en prévoyant des mesures palliatives si d'aventure le pire devait arriver.

Dans le cas de multiples coupures électriques de quelques heures il est assez simple d'évaluer l'impact que ça peut avoir sur ses services auto-hébergé. On peut alors apprécier les risques encourus : perdre des visiteurs de blog ? voir ses mails arriver avec 1 jour de retard ? Perdre carrément des mails ? Risquer de la casse matérielle ? Perte définitive des données stockées ? Risque très probable d'avoir d'autres priorités que les services auto-hébergés à gérer lorsque la coupure survient ? Tout ça est prévisible et si on pense son auto-hébergement sérieusement on peut immédiatement éliminer certains risques, atténuer les effets encourus par d'autres risques et dans tout les cas avoir une meilleure vue sur l'ensemble des risques résiduels. Le tout encore une fois, c'est de penser ce jeu de manière sérieuse car le risque, ça se gère.

Je pense que différentes motivations poussent à s'auto-héberger. Je me garderai bien d'être catégorique sur ce qu'il convient ou non de faire. La seule chose sur laquelle il faut à mon sens être clair quand on parle d'auto-hébergement, ce sont justement les motivations qui conduisent à s'y essayer. Ça aide à mettre en perspective les propos des uns et des autres et à les replacer dans le bon contexte. Les propos de Genma sont tout à fait pertinent dans son contexte et, à mesure que j'y réfléchi, pas du tout dans le mien.

La collection "Les grandes idées de la science"

Rédigé par -Fred- / 29 décembre 2016 / 3 commentaires

Depuis fin 2015, j'ai commencé à lire les livres de la collection "Les grandes idées de la science", collection vendue en presse. Si vous voulez plus de détails, rendez-vous sur la page consacrée à cette collection : http://www.collection-science-lemonde.fr/collection/. Comme son nom l'indique, cette collection fait le tour des plus grandes idées de la science, de l'antiquité jusqu'à aujourd'hui. On y parle essentiellement de physique, de chimie, de math et d'astronomie. Chaque ouvrage ne traite pas d'une idée mais d'un homme (ou d'une femme) qui a à sa manière fait avancer la science en général, le tout en 160 pages environ à chaque fois.

J'ai mordu à l'hameçon (je ne dois pas être le seul :p ), le premier numéro à prix cassé étant consacré à Albert Einstein. Par la suite, les figures importantes défilent sans ordre réellement précis, ni chronologique, ni thématique. A raison d'un numéro par semaine une fois les sorties arrivées à leur rythme de croisière, j'ai eu un peu de mal à suivre la cadence. Toutefois, j'ai réussi à m'y tenir jusqu'au bout et j'ai bouclé le 33ème livre de la collection récemment.

J'ai vraiment trouvé la collection intéressante. Certains livres sont relativement accessibles alors que d'autres (généralement ceux abordant les mathématiques ; Cantor et Hilbert pour ne citer qu'eux) demandent un effort plus important. Dans tous les cas, et c'est l'une des choses importantes dans cette collection, c'est qu'il est vraiment appréciable de resituer des découvertes majeures dans leur contexte scientifique d'une part et historique d'autre part.

Par contre, et c'est le grand défaut de ce genre de collection, bien que les titres composants la collection sont indiqués dans le fascicule vendu avec le premier numéro, il est impossible de savoir dans quel ordre sera publié la collection. D'autre part, cette collection peut être interrompue à tout moment. Quand on se lance, c'est un peu à l'aveugle. Heureusement que les numéros sont indépendants les uns des autres.

En définitive, cette collection m'a plu aussi (mais pas seulement) parce qu'elle complète et met les cours que je suis en train de suivre en perspective. A la lecture de l'ensemble des 33 volumes, je vois à présent mieux ce qui a conduit à l'état de nos connaissances actuelles. Ce qui me semblait être quelque chose d'éparse m'est apparu comme un ensemble où des découvertes apparemment éloignées résonnent entre elles et permettent de nouvelles découvertes.