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Troll : c'est toujours les utilisateurs Linux qui ont des problèmes

Rédigé par -Fred- / 24 avril 2017 / 6 commentaires

Je me suis pris récemment cette remarque de la part d'une personne : C'est toujours les utilisateurs Linux qui ont des problèmes avec ces fichiers, alors inutile de vous dire ce que je pense de Linux .... Quelques éléments de contexte viennent juste après, histoire de mieux cerner la phrase en question. J'ai d'abord voulu écrire un truc sur le coup mais j'ai préféré attendre un peu pour le faire plus posément. Ça me permet aussi d'élargir un peu ma perspective.

Sans donner trop de détails sur le contexte dans lequel on m'a fait cette remarque (ce n'est pas le propos), disons que je devais ouvrir un fichier vidéo realmedia et que je n'y parvenais pas sous ma Debian. Je me suis donc permis de signaler que le fichier présentait quelques problèmes dans le mesure où normalement, je pouvais ouvrir ce type de fichier avec mon système. Là où ça devenait rigolo, c'est que le fichier avait semble-t-il aussi posé des problèmes à d'autres utilisateurs sous Windows notamment. Pour la petite histoire, le fichier était effectivement tout pourri mais en le convertissant avec mencoder, j'ai tout de même pu le lire complètement (ce que j'avais aussi indiqué à celui qui me l'avait mis à disposition). Manifestement, les autres personnes sous Windows n'ont pas pu le lire complètement, eux...

Bref, ce qui est dur avec une telle remarque balancée comme ça, c'est qu'elle tombe comme une sentence de la part de personnes qui ont arrêté depuis longtemps de se poser des questions. Demander à tout le monde d'ouvrir un fichier à moitié corrompu et dans un format tout pourri, c'est vraiment avoir des œillères et ça montre un réel manque de capacité à se remettre en question.

Plus généralement, lorsqu'on tourne avec un système peu utilisé (en tout cas sur des postes utilisateurs), on doit régulièrement prouver que le problème lorsqu'il arrive ne vient pas de chez nous. Ensuite seulement on peut commencer à prendre l'ensemble des éléments du problème en compte. En soit, cette approche n'est pas déconnante puisque par défaut c'est bien de regarder en priorité la "brique" que l'on connaît le moins. Toutefois, il ne faut pas se tromper et être capable d'admettre que le problème peut aussi trouver son origine dans la brique la plus connue et potentiellement la plus éprouvée.

L'utilisateur GNU/Linux que je suis a donc pris l'habitude depuis longtemps de chercher et de se poser tout un tas de questions pour vérifier le bon fonctionnement de son propre système avant d'oser affirmer que le problème puisse être ailleurs. Les questions en particulier autour des formats de fichiers peuvent parfois encore être un peu pénibles de ce point de vue. Combien de fois en effet on ne se trouve pas embêté par des problèmes liés à un manque d'interopérabilité sur des formats de fichiers de traitement de texte ou entre des suites bureautiques bien connues ? La compréhension de tel ou tel comportement étrange passe par beaucoup de recherche dans la doc ou dans les discussions sur le web, par des phases d'expérimentation et de tests divers. Je ne connaît pas tout et je serai toujours loin de maîtriser à fond telle ou telle autre techno mais je pense que ma démarche est la bonne car je considère que je suis potentiellement la première source d'erreur (et ça se vérifie régulièrement).

On me fera remarquer, à juste titre, que ça demande du temps et que très franchement, la plupart des gens face à un problème ne font ou ne feront pas ça. Il y a tout un tas de bonnes raisons, respectables en plus. Mais, pour tous ceux qui sont dans ce cas là, merci de ne pas désigner de responsable comme ça, au doigt mouillé. Vous ne savez pas, même si vous en êtes intimement convaincus. Vous ne disposez d'aucun élément puisque vous ne les cherchez pas. Vous n'avez peut être même pas pensé que le problème puisse à cet instant précis être situé entre votre chaise et votre clavier. Si vraiment c'est important pour vous de trouver une solution et de comprendre ce qui se passe, il y a toujours de la doc à disposition et des gens prêt à vous aider si bien entendu vous y acceptez d'y mettre du votre. Mais autrement, ayez l'humilité de ne pas accuser quoi que se soit ou qui que se soit car en l'état ça vous dépasse.

Sinon, moi ça va... :D

Mise à jour blog vers PluXml 5.6

Rédigé par -Fred- / 23 avril 2017 / Aucun commentaire

Quelques jours après la sortie officielle de la version 5.6 de PluXml, je viens de faire la mise à jour de mon blog. Je ne suis pas trop à la recherche de la dernière "fonctionnalité de la mort qui tue" car l'usage que j'en fait est finalement assez basique. La principale raison de la mise à jour tient dans le fait qu'elle prend en compte quelques corrections de bugs. J'apprécie toujours autant la simplicité d'utilisation, la légèreté forcement et la simplicité de mise à jour.

Clarification à propos des propositions de liens

Rédigé par -Fred- / 11 avril 2017 / 1 commentaire

Ce court billet n'intéressera probablement pas grand monde, si ce n'est peut être quelques petits blogueurs comme moi.

Lorsque vous tenez votre blog en essayant de faire les choses bien, vous rédigez vos articles soigneusement et à votre rythme avec dans l'idée que ça vous corresponde et qu'au passage ça puisse intéresser, forcement. Pour autant vous ne cherchez peut être pas à générer du trafic et vous vous contre-fichez des stats. Je me trouve un peu dans ce mode là. Très heureux lorsque j'ai un retour ou un commentaire bien sûr, mais ce n'est pas mon but ultime.

Bref, j'ai reçu il y a peu une demande d'avis sur un article de blog sur une thématique proche d'un article que j'avais moi même rédigé sur mon blog. J'ai peu de temps mais, avec un peu de retard, je répond quand même. L'article en question était bien écrit et j'avais peu de choses à ajouter. La personne me répond très rapidement ensuite et me propose d'ajouter un lien vers son article depuis le mien. Bon, j'hésite un peu et je fini par le faire.

Toutefois, le doute s'installe. Maintenant que le lien est dans mon article, ben quelque part, c'est que je le cautionne. Je ne tergiverse pas longtemps, je reviens en arrière (le lien est resté 30s) et j'entreprends de creuser un peu plus. Très rapidement je me rend compte que la personne n'est pas l'auteur de l'article alors même qu'elle affirmait avoir passé du temps dessus. Je répond cela à l'intéressé et en retour, j'ai eu le droit à un début de bricolage d'explication. J'ai oublié de le préciser mais le site en question où se trouve ce blog propose aussi des prestation payantes pour de la formation.

La personne est-elle sincère ? Ce n'est pas impossible mais dans ce cas elle joue de malchance. Comme le doute subsiste, je ne donne pas le moindre élément sur le site en question ou la personne derrière. Si c'est bien ce que je pense, c'était quand même bien tourné. Se faire passer pour un blogueur qui veut un avis précis et une fois qu'on a mordu, proposer l'ajout d'un lien. Des deux, c'est moi qui ai le plus bossé. Les petits start-uppers qui ont besoin de ça pour monter leur business, ça ne m'intéresse pas.

Tout ça pour en arriver au fait que, et c'est ballot, je n'avais jamais prévu ce cas de figure. Donc à présent, je sais que dans mes articles je n'ajouterai pas de lien qu'on me suggère. C'est écrit. Je tolère simplement les liens dans les commentaires lorsqu'ils sont pertinents.

Machine inutile

Rédigé par -Fred- / 26 mars 2017 / Aucun commentaire

Juste pour le fun, voici mon interprétation de ce que peut être la machine inutile :

Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, une partie des pièces sont imprimées. Les engrenages ont été trouvés sur www.thingiverse.com et j'ai dessiné moi même le bras sous Freecad. Pour le reste, comme d'habitude, j'ai essayé de faire un truc à moindre frais. J'utilise un moteur à courant continu de récupération et j'ai simplement acheté l'interrupteur à levier et un interrupteur de fin de course. Le reste est juste constitué de chutes de bois essentiellement.

Très peu de temps après avoir fait cette vidéo, le moteur a fini par casser (je pense que j'ai dû trop forcer dessus :p). On va appeler ça la V1...

L'enjeu derrière nos usages numériques

Rédigé par -Fred- / 14 février 2017 / 1 commentaire

J'ai eu récemment la chance de pouvoir faire une présentation de GNU/Linux à quelques personnes d'horizons variés et aux motivations diverses. J'avais bien entendu préparé mon intervention et j'avais prévu de pouvoir faire le grand écart afin de répondre à un éventail assez large de questions. En effet, je ne savais pas à l'avance qui j'aurais en face de moi.

La présentation s'est plutôt bien déroulée malgré un petit couac lorsque j'ai voulu présenter l'installation d'un système dans une machine virtuelle (l'effet Bonaldi, pour ceux qui se souviennent :p ). J'avais en outre prévu une petite présentation de l'historique ayant amené à la situation actuelle dans le logiciel libre en général, un focus sur ce qu'est une distribution GNU/Linux, un moment pour discuter de GNU/Linux au quotidien et un autre pour parler de quelques idées reçues.

Chose intéressante, et dont je veux parler dans ce billet, les interrogations de l'une des personnes venue assister à cette présentation. Il s'agissait d'un utilisateur Windows n'ayant pas apprécié la mise à jour quasi forcée vers Windows 10 et le côté intrusif de ce système, donc pas quelqu'un de spécialement technique à la base mais plutôt un utilisateur normal quoi. Un ami à cette personne lui avait conseillé d'installer (GNU/)Linux à la place parce que ce système protège la vie privée et qu'il ne décide pas tout seul de ce qui est bien pour vous.

En passant, j'étais un peu gêné car le système d'exploitation quel qu'il soit est capable de plein de choses, c'est sûr, mais il n'a pas directement vocation à protéger la vie privée de ses utilisateurs. Bon, dans le cas de Windows, la tendance va plutôt dans le sens opposé mais pour en revenir à GNU/Linux, même si cet environnement n'est pas curieux de nature concernant vos données, ce n'est qu'un outil. C'est votre usage de l'outil qui est le plus important là dedans.

L'idée que j'ai essayé de faire passer lors de cette présentation, c'est que l'enjeu important derrière nos usages numériques, c'est la confiance que l'on porte dans les systèmes que l'on utilise. Le mot "Confiance" est vraiment central. En fait, et c'est là ou je veux en venir, c'est qu'en fonction des outils qu'on utilise et des usages que l'on en a, on va tous consciemment ou non définir notre zone de confiance propre. Dans cette zone, on peut s'exprimer librement, expérimenter, penser quelque chose puis se dire que non, c'était une bonne grosse idée de merde, on peut avoir une certaine intimité, de la même manière que dans la vie réelle. Hors de cette zone, il y a tout ce qui est potentiellement public et que l'on peut donc vous reprocher ensuite. Par défaut, vous vous modérez, vous êtes prudent et vous montrez peut être même une nouvelle personne au monde qui vous entoure. Un être humain normal a besoin de ces deux zones.

Partant de là, la limite de la zone de confiance de l'utilisateur dont je parlais plus haut se situe à peu près entre ses mains et son clavier. C'est en tout cas se qui se passe à mon sens quand on ne peux pas faire confiance à sa propre machine car elle ne joue pas avec vous mais pour un autre. Comme dans la vraie vie, il me semble dangereux de ne plus avoir d'espace où avoir une vraie intimité. Une zone où cacher toutes ces choses auxquels on ne pense plus quand on prétend ne rien avoir à cacher par exemple. Agrandir et préserver cette zone demande de nombreux efforts mais c'est important et nécessaire. Tous ceux qui se cassent un peu la tête pour utiliser ou faire du logiciel libre, pour s'auto-héberger ou pour avoir un regard critique sur leurs pratiques en ligne ont probablement, consciemment ou pas, déjà fait ce constat bien avant moi.