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Abonnement PCInpact

Rédigé par -Fred- / 17 juillet 2017 / Aucun commentaire

Ça y est, je me suis abonné à PCInpact pour un an. Pour l'occasion, je voudrais revenir sur mon rapport à la presse spécialisée.

Habituellement, je ne suis abonné à rien du tout tant sur la presse papier que sur la presse en ligne. Concernant la presse papier, j'en achète quand même très régulièrement. Ce sont là essentiellement des mensuels et des hors série. Toutefois avec le temps, je me suis rendu compte que quelqu'un comme moi qui déteste jeter les choses doit jeter ses magazines au bout d'un certain temps car leur contenu ne présente plus d'intérêt. A titre d'exemple, avoir aujourd'hui tous les détails et la liste des nouvelles fonctionnalités qu'apporteront la version 55 Firefox, c'est intéressant sur le moment mais je suis certain que ça ne le sera plus dans quelques mois (d'ailleurs si vous lisez ce billet plusieurs mois après sa rédaction, vous voyez à présent la pertinence de l'exemple). Aujourd'hui donc, lorsque j'achète un magazine, je me concentre sur ceux contenant des dossiers travaillés et qui auront encore un intérêt dans quelques années. Au passage, c'est aussi une réflexion que j'adopte lorsque j'achète un livre et je n'achète plus aujourd'hui de livre dédié à une version particulière d'un langage par exemple.

Concernant la presse en ligne, c'est assez différent. La première chose, c'est qu'il y a encore quelques années, tout ou presque était accessible gratuitement. C'était l'époque où beaucoup misaient sur la pub et où on ne se posait pas trop de questions. Aujourd'hui, de plus en plus de journaux en ligne ont changé de modèle économique. Certains se sont fait racheter par des plus gros et ont perdus de leur indépendance et de leur intérêt. D'autres se sont tournés vers des formules d'abonnement. PCInpact y est venu aussi car s'ils ne l'avait pas fait, ils ne seraient plus là aujourd'hui. Je m'y suis abonné car ils font un gros travail d'analyse sur les sujets d'actualité. Accessoirement, cela fait aussi office de modeste soutient de ma part à leur activité (une goutte d'eau très probablement mais on fait ce qu'on peut). Je prévois de m'abonner probablement à un autre site de presse en ligne un peu plus tard mais pas plus.

De mon point de vue, la presse en ligne et la presse papier sont complémentaires et j'ai besoin des deux. Dans les deux cas, je pense que l'indépendance et le travail de qualité se paye d'une manière ou d'une autre et quitte à choisir, trouve plus sain de m'abonner clairement que de subir de la pub.

Vive la LGV

Rédigé par -Fred- / 01 juillet 2017 / Aucun commentaire

Ce qui suit est un petit billet d'humeur à propos d'un sujet que je n'aborde pas habituellement. J'ai envie de parler des moyens de transport que j'emprunte pour me rendre au travail.

J'ai la chance de vivre en Bretagne. J'y habite, j'y étudie (encore) et j'y ai travaillé dans un certain nombre de villes jusqu'à aujourd'hui. Les transports sont essentiels pour mener à bien ces activités. Étant étudiant, ce n'était pas un problème dans le sens où j'ai toujours habité la ville où j'étudiais. A pied ou en bus, ça fonctionnait très bien. Arrivé dans la vie active, cela en a été tout autrement. En effet dans mon domaine qui est l'électronique, une part importante de l'emploi se trouve en usine et ce sont rarement de structures de moins de 200 salariés. Il n'y en a donc pas dans chaque ville et on les trouvent généralement en périphérie. S'ajoute à cela des horaires de travail en décalé et, pour peu que l'on ne soit pas stabilisé au niveau de l'emploi, de grosses difficultés à anticiper et à adapter son lieu de résidence en fonction. Dans les faits, la voiture reste le moyen le plus sûr de s'y rendre quand ce n'est tout simplement pas le seul.

J'ai donc travaillé comme cela durant près de quinze ans, passant par une dizaine d'entreprises et réalisant en moyenne 25 000 km par an. La voiture, je m'en lasse dans le sens où même si j'aime bien conduire, je me passerai bien de ces kilomètres à avaler. En fonction des possibilités, il m'est donc arrivé de m'essayer au covoiturage avec des collègues mais je n'ai jamais tenu. Sur le papier c'est intéressant mais dans la pratique c'est assez lourd en terme d'organisation. De plus, faire la route avec des collègues avec qui on n'a parfois pas grand chose à raconter ou qui à l'inverse vous font subtilement commencer la journée de travail une demie heure plus tôt, c'est bof. Pour le covoiturage, il vaut parfois mieux être seul que mal accompagné...

Les choses changent et me concernant, j'ai changé de secteur d'activité et d'entreprise il y a un peu plus d'un an. L'inconvénient, c'est que j'habite toujours assez loin de mon lieu de travail et que mes horaires sont un peu plus étendues que des horaires de bureau classiques et changent périodiquement. La bonne nouvelle, c'est qu'autant dans la ville où j'habite que dans la ville où je travaille, il y a une gare. La possibilité de prendre le train à la place de la voiture est tout simplement géniale ! Mon employeur participe aussi pour moitié à la prise en charge d'un abonnement de train ou de bus. Là aussi c'est super ! Vu mes horaires, ce n'est pas rentable tout le temps mais quand ça ne me revient pas plus cher, je ne me prive pas et je prend mon abonnement.

Je pensais pouvoir le prendre cet été aussi mais il s'avère que les horaires ont beaucoup changé et que le train que je prenais pour me rendre à mon travail a été supprimé. En parallèle, d'autres trains ne s'arrêtent tout simplement plus dans ma gare. Pourtant, on ne parle que de ça en ce moment, de la ligne grande vitesse et oui, les régions les plus excentrées n'ont jamais été aussi proches de Paris qu'aujourd'hui en train. C'est bien, on va toujours plus vite lorsque l'on doit se rendre ponctuellement à Paris. Par contre, quand on veut vraiment s'inscrire dans une démarche sur la durée en préférant le train à la voiture, ben ça devient impossible sauf à commencer sa journée (déjà longue) avec 30 minutes ou 1h d'avance.

Je pouvais un peu combiner les deux modes de transport. Aujourd'hui, c'est malheureusement fini. Vu le nombre de personnes que je voyais dans ce train, je ne dois pas être le seul déçu. Mais bon, si dans les 5 ans à venir je dois me rendre à Paris, je serai probablement heureux du temps gagné sur ce trajet. Mouais, à voir...

La magie, ça n'existe pas !

Rédigé par -Fred- / 21 mai 2017 / Aucun commentaire

Sous ce titre énigmatique comme je les aiment se cache en fait un constat que je fais régulièrement, à savoir que dans un certain nombre de situations quotidiennes, et notamment vis à vis des outils technologiques et bien entendu informatiques, il ne s'agit pas tant de faire fonctionner tel ou tel dispositif que d'en faire l'invocation du mieux qu'on peut. Pour autant, la magie ça n'existe pas.

Prenez un enfant devant le menu d'un DVD qui s'affiche à l'écran et attendez le moment où il touchera du doigt l'écran pour voir son film. Ce n'est pas bien de se moquer des enfant et d'ailleurs, je ne le fait pas ici. Je pense seulement que ça illustre bien le niveau de réflexion que l'on a lorsqu'on met en œuvre tel ou tel système. Une espèce de formule du type, c'est comme ça que je m'imagine que ça doit marcher, c'est donc comme ça que ça marche, et peu importe que cela soit totalement illogique d'un point de vue technique.

L'adulte fonctionne exactement pareil. Dans un monde où la technique est de plus en plus complexe à apprivoiser et où il devient illusoire de comprendre de manière fine le fonctionnement de l'ensemble de nos dispositifs, on baisse globalement les bras finalement. Au lieu de chercher à comprendre au moins de manière simplifiée le fonctionnement des outils ou des procédés que l'on met en œuvre, on les prend comme des boîtes noires, des choses qui par nature n'ont pas à être comprises. Prenons par exemple un hypothétique procédé chimique permettant d'enlever instantanément du vernis à ongle, plus rapidement encore qu'avec de l'acétone (j'ai entendu ça au détour d'une conversation mais je n'ai pas poussé plus loin la vérification, d'où l'exemple hypothétique). Le premier réflexe c'est de se dire "Chouette ce truc !" mais très vite ça devrait être "Comment c'est possible ? (un procédé si efficace peut aussi avoir des effets indésirables importants)". Le besoin de comprendre semble avoir peu de poids face à l'émerveillement que peut susciter une nouvelle innovation et les bienfaits attendus.

Notre rapport aux antivirus est aussi assez particulier. Petite parenthèse, je n'ai pas d'antivirus sur mes postes, ce qui ne m'empèche pas de me reposer régulièrement la question de l'intérêt d'en installer un. Je ne me considère pas à l'abri de tous les problèmes sous GNU/Linux mais pour diverses raisons, je m'en passe très bien pour le moment. L'antivirus donc, c'est un peu pour certains la solution miracle à tous les mots de sa machine. Je compare souvent son utilisation à une sorte d'incantation mystique. Ce n'est pas tant du produit en lui même que je parle que des cas d'usages. En cas de doute, généralement quand on ne comprend pas ce qui se passe, on fait un petit scan avec son outil préféré et on trouve, ou non d'ailleurs, un petit truc à éradiquer. C'est visuel, ça parle et ça rassure puis on passe à autre chose. Ce qui me dérange le plus ici, c'est vraiment que l'incantation remplace toute forme de réflexion. Si vraiment on a eu à nettoyer un virus sur une machine, c'est que le mal a déjà été fait et que l'on est dans le palliatif. Un peu de réflexion doit amener à se poser la question de l'origine du problème pour mener des actions préventives (mise à jour régulières du poste, utilisation plus vigilante de sa machine, ...).

Il paraît que les machines ont une volonté propre. C'est souvent lancé par dépit ou sur le ton de l'humour mais de temps à autre, j'en viens à penser que certains le disent sérieusement. J'entends parfois que la machine n'aime pas telle personne ou qu'elle n'en fait qu'à sa tête. C'est assez dur à entendre car on se retrouve de le délire le plus complet où on en arrive à tenter d'expliquer que non, une machine n'aime pas plus (ou ne déteste pas plus) une personne qu'une autre. En fait, elle est complètement insensible et complètement objective. Ça ne l'empêche pas de ne pas faire ce que l'on pense lui avoir demandé mais en définitif, elle ne fait que ce qu'on lui demande et elle se trompe rarement. La nuance est intéressante car il y a parfois un écart important entre ce que l'on pense dire et ce que l'on dit réellement (comme entre deux personnes). L'incompréhension ne vient pas tant du mauvais caractère supposé d'un système que de nos propres difficultés à nous exprimer correctement, de sorte que la machine réussisse à nous comprendre.

Bref, encore une fois, la magie ça n'existe pas. Depuis le temps, on devrait le savoir et pourtant nous sommes incorrigibles, quoi qu'on nous dise, à un moment ou à un autre beaucoup y croient. Dès lors que nous croyons aveuglement pour ainsi dire, nous devenons vulnérables et dépendants car la raison ne guide plus nos actions. L'esprit critique devrait au contraire faire de nous des personnes indépendantes capables de choix éclairés.

PhotoRec

Rédigé par -Fred- / 30 avril 2017 / 1 commentaire

Je m'aperçois que je parle assez peu des outils que j'utilise ou que je découvre de temps à autre. C'est dommage de ne pas le faire, surtout quand ils méritent d'être connus.

J'ai récemment eu à récupérer des données sur une clé USB illisible. En cherchant un peu, je suis tombé sur l'outil PhotoRec (inclu dans l'outil TestDisk). Le logiciel est multiplateforme et côté Debian, il se trouve dans les dépôts. Un simple "sudo apt-get install testdisk" et le tour est joué.

Site officiel (wiki) : http://www.cgsecurity.org/wiki/PhotoRec_FR

Je ne vais pas refaire la doc ici car on trouve tout un tas de choses bien faites dans le wiki du projet (lien ci-dessus). A l'usage, l'IHM est rustique mais claire (tout se passe dans le terminal). L'outil permet de récupérer des fichiers sur un support même lorsque le système de fichier de celui-ci est endommagé.

Dans le cas concret auquel je faisait face, la clé USB avait été enlevée sauvagement probablement lorsque des données étaient en cours d'écriture dessus. Son contenu n'était plus accessible. Je voyais encore la clé (/dev/sdb) ainsi que la partition (/dev/sdb1) mais je ne parvenais pas à la monter. Grâce à PhotoRec, j'ai pu retrouver l'ensemble des données de la clé. La personne avait commencé à faire le deuil de ses données et était donc très heureuse de les retrouver toutes.

J'en ai profité pour proposer à la personne de réfléchir à la sauvegarde de ses données importantes parce que une clé USB n'est pas un support fiable. Le solutions sont nombreuses (et pas forcement que de dans le cloud). Accessoirement, ce genre de mésaventure rappel aussi à ceux qui en doute que même si c'est chiant, il faut toujours démonter proprement les supports amovibles avant de les retirer physiquement de la machine. Je dis ça, je dis rien...

Troll : c'est toujours les utilisateurs Linux qui ont des problèmes

Rédigé par -Fred- / 24 avril 2017 / 6 commentaires

Je me suis pris récemment cette remarque de la part d'une personne : C'est toujours les utilisateurs Linux qui ont des problèmes avec ces fichiers, alors inutile de vous dire ce que je pense de Linux .... Quelques éléments de contexte viennent juste après, histoire de mieux cerner la phrase en question. J'ai d'abord voulu écrire un truc sur le coup mais j'ai préféré attendre un peu pour le faire plus posément. Ça me permet aussi d'élargir un peu ma perspective.

Sans donner trop de détails sur le contexte dans lequel on m'a fait cette remarque (ce n'est pas le propos), disons que je devais ouvrir un fichier vidéo realmedia et que je n'y parvenais pas sous ma Debian. Je me suis donc permis de signaler que le fichier présentait quelques problèmes dans le mesure où normalement, je pouvais ouvrir ce type de fichier avec mon système. Là où ça devenait rigolo, c'est que le fichier avait semble-t-il aussi posé des problèmes à d'autres utilisateurs sous Windows notamment. Pour la petite histoire, le fichier était effectivement tout pourri mais en le convertissant avec mencoder, j'ai tout de même pu le lire complètement (ce que j'avais aussi indiqué à celui qui me l'avait mis à disposition). Manifestement, les autres personnes sous Windows n'ont pas pu le lire complètement, eux...

Bref, ce qui est dur avec une telle remarque balancée comme ça, c'est qu'elle tombe comme une sentence de la part de personnes qui ont arrêté depuis longtemps de se poser des questions. Demander à tout le monde d'ouvrir un fichier à moitié corrompu et dans un format tout pourri, c'est vraiment avoir des œillères et ça montre un réel manque de capacité à se remettre en question.

Plus généralement, lorsqu'on tourne avec un système peu utilisé (en tout cas sur des postes utilisateurs), on doit régulièrement prouver que le problème lorsqu'il arrive ne vient pas de chez nous. Ensuite seulement on peut commencer à prendre l'ensemble des éléments du problème en compte. En soit, cette approche n'est pas déconnante puisque par défaut c'est bien de regarder en priorité la "brique" que l'on connaît le moins. Toutefois, il ne faut pas se tromper et être capable d'admettre que le problème peut aussi trouver son origine dans la brique la plus connue et potentiellement la plus éprouvée.

L'utilisateur GNU/Linux que je suis a donc pris l'habitude depuis longtemps de chercher et de se poser tout un tas de questions pour vérifier le bon fonctionnement de son propre système avant d'oser affirmer que le problème puisse être ailleurs. Les questions en particulier autour des formats de fichiers peuvent parfois encore être un peu pénibles de ce point de vue. Combien de fois en effet on ne se trouve pas embêté par des problèmes liés à un manque d'interopérabilité sur des formats de fichiers de traitement de texte ou entre des suites bureautiques bien connues ? La compréhension de tel ou tel comportement étrange passe par beaucoup de recherche dans la doc ou dans les discussions sur le web, par des phases d'expérimentation et de tests divers. Je ne connaît pas tout et je serai toujours loin de maîtriser à fond telle ou telle autre techno mais je pense que ma démarche est la bonne car je considère que je suis potentiellement la première source d'erreur (et ça se vérifie régulièrement).

On me fera remarquer, à juste titre, que ça demande du temps et que très franchement, la plupart des gens face à un problème ne font ou ne feront pas ça. Il y a tout un tas de bonnes raisons, respectables en plus. Mais, pour tous ceux qui sont dans ce cas là, merci de ne pas désigner de responsable comme ça, au doigt mouillé. Vous ne savez pas, même si vous en êtes intimement convaincus. Vous ne disposez d'aucun élément puisque vous ne les cherchez pas. Vous n'avez peut être même pas pensé que le problème puisse à cet instant précis être situé entre votre chaise et votre clavier. Si vraiment c'est important pour vous de trouver une solution et de comprendre ce qui se passe, il y a toujours de la doc à disposition et des gens prêt à vous aider si bien entendu vous y acceptez d'y mettre du votre. Mais autrement, ayez l'humilité de ne pas accuser quoi que se soit ou qui que se soit car en l'état ça vous dépasse.

Sinon, moi ça va... :D